Vector Lovers – iPhonica

Et un grand F**K cordial a nous tous : Vector Lovers l’a fait sur le pouce avec son iPhone, entre deux tweets.
 

Martin Wheeler, aka Vector Lovers, sort le 25 mars 2013 (l’anniversaire de mon papa, tout est pour le mieux) son quatrième LP chez Soma : iPhonica. Le nom de l’album nous rappelle *subtilement* qu’il a tout fait avec son iPhone sous Nanostudio, l’app de production musicale la plus populaire après iMaschine (merci Jamie Lidell). Moi je peux pas m’empêcher d’essayer d’imaginer dans quelles circonstances il était à chaque fois qu’il a sorti son iPhone et a fait un des tracks de l’album.
 

Ci-dessous la version ‘pre-release’ de l’album, publiée il y a déjà fort longtemps, à l’époque où Soma annonçait l’album pour décembre 2012 :

 

Tracklist définitive :
 

01. Nakadori
02. Warm Laundrette
03. On Kastanienallee
04. Simulant
05. Stargazing
06. Monologue
07. Replicator
08. Yesterday Is Gone
09. Reception
10. Vigil
11. Clandestine
12. Big City Loner
13. Patience
14. Final Wish
15. Sender To Nowhere
16. Let’s Go Home

 

Martin Wheeler est né en 1969 au Royaume-Uni, et a commencé à geeker très tôt : il désignait des jeux vidéos à l’âge de 16 ans. Il s’est ensuite orienté vers la musique, en suivant des influences assez sympa comme celles de Kraftwerk. Il est auteur de trois albums et une quinzaine d’EP et réside maintenant à Berlin. Il est concepteur du synthé VST DR1 Dr. Drone. Je vous lâche un petit morceau sympa au passage :
 

 

À l’occasion des 10 ans du projet Vector Lovers, Soma lance un concours de remix de “Warm Laundrette, seconde piste de l’album, et a mis en téléchargement le morceau en pièces détachées sans pour autant publier le mix original. C’est comme Masterchef : tu as les ingrédients, maintenant démerde-toi.
 


 

C’est réellement une prouesse d’avoir composé cet album entièrement du bout des doigts sur un iPhone. Martin est clairement un homme a synthétiseurs. De grandes nappes synthétiques, des beats lents mais francs, il n’essaie pas de dissimuler ses procédés ni ses influences. Un son franchement electronica, assumé, honnête. Pas de prétention particuiere, ni a un dancefloor ni a un ascenseur Costes, rien de plus que les états d’âme et trips instantanés d’un homme qui pendant 10 mois a transporté son studio sur lui. On apprécie également la grande variété des styles au sein de l’album, reliés néanmoins par une texture commune. L’application lui a coûté le prix que nous coûtera l’album, autant se dire que c’était un bon investissement …
 

Et on finit par un morceau de son album précédent, Electrospective, que j’aime particulièrement :
 

 
Vector Lovers : Facebook, Soundcloud, Soma.
Soma Quality Recordings : Site officiel, Facebook, Soundcloud.

Léonard · Articles du même auteur · Facebook