Oblast – Act II EP

Ils avaient débuté avec des mixtapes. Ils ont enchainé avec des DJ sets d’une rare qualité et ont finalement fini par sortir leur premier EP ACT I chez ADD CAT RecordsLe résultat était à la hauteur de l’ambition des trois acolytes. Oblast composé de Miimo, Jas et Elroy avaient livré un EP incroyable pour un début. L’attente pour le second opus était donc (déjà) grande, aussi grande qu’il est réussi.
 
Ce nouvel EP intitulé ACT II est composé de 4 tracks :

  1. Basement
  2. Going East
  3. Mothership
  4. Dune

 

 

  • L’ouverture, avec Basement annonce la couleur. Gris-noir, comme l’artwork, encore une fois réussi de la part d’Elroy. Normal lorsque l’on sait que pour eux, le visuel est étroitement lié à la musique. Basement, donc, emmène dans un monde sombre et profond. Le synthé de 5 ou 6 notes sur lequel repose le morceau possède une texture travaillée ce qui lui permet de nous mettre un coup derrière la tête à chaque apparition. Les breaks sont bien répartis et le vocal lent, grave et ténébreux qui prend place dans la 2ème moitié booste le morceau au meilleur des moments.

 

  • Going East, 2 lignes pour décrire ce morceau : beat lourd comme d’habitude, lead synth redoutable, vocal désabusé et excellemment masterisé dans le sens où il est très présent sans passer au 1er plan. Encore une bombe à l’actif d’Oblast.

 

  • L’EP continue avec Mothership, moins sombre que ses prédécesseurs. Il y a quelque chose de Pan-Pot dans ce track mais du Pan-Pot d’il y a 4 ou 5 ans. Les synthés sont encore très propres et les montées/descentes dispersées intelligemment. Nous remarquons aussi l’utilisation de sonorités excellentes mais utilisés très partiellement ou très peu de temps et ce, dans chacun des morceaux. Cela apporte de la diversité à chaque track et démontre la qualité du travail du groupe qui ne se contente pas de pondre un synthé, une ligne de percu et un beat pour faire un morceau. Modulations, changement de fréquence, variations de percussions, évolution des synthés /nappes et différentes couches sont autant de signes de qualité et du dur labeur que doit être l’élaboration d’un morceau d’Oblast.

 

  • Le dernier morceau, Dune nous replonge dans les ténèbres. Malsains, Dune repose sur son aspect électrique et ses nappes qui montent en saturation pour magnétiser votre corps puis se stopper net pour recommencer l’opération. Il y a une énergie folle dans ce morceau à l’apparence calme.  Usant, exténuant mais jamais emmerdant.

 

Avec deux sorties aussi réussies que celles là, le talent d’Oblast n’est plus à prouver. Ceux qui les suivent depuis leurs débuts doivent être ravis de la tournure des évènements et de l’ambition du groupe.

 

Pour ceux qui veulent voir ce que ca donne en live, rendez vous à l’Hypnotik à Lyon le 6 Octobre, ça vaut le détour ! Et cette fois, ils auront 1h30 pour nous montrer ce qu’ils savent faire. Pas ces 45 très courtes minutes du Ninkasi après Ellen Allien. C’est certain qu’ils auront à cœur de rattraper le temps perdu avec les Lyonnais.

 

Un grand MERCI à Florent Calcium qui a rédigé cet article !

 

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