Mala in Cuba (Mala) & 12 Bit Blues (Kid Koala) : un hommage aux anciens !

Un seul article pour deux albums : Mala in cuba et 12 Bit Blues.
A la question “Pourquoi ?”, je vous dirai juste que le même esprit règne dans ces deux oeuvres si différentes. Cette ligne conductrice, c’est le respect et l’hommage aux anciens, aux sources d’inspiration, à la diversité musicale… Et c’est beau à écouter !

 

 

On commence avec Mala et son ode aux rythmes cubains : Mala in Cuba. Avant tout, on vous conseille de brancher vite fait un casque à votre ordinateur pour écouter ce premier extrait, Cuba electronik.

 

 

Pionner du dubstep au Royaume-Uni, moitié de Digital Mystikz, fondateur des soirées DMZ, Mark Lawrence, alias Mala, parait bien éloigné de la petite île des Caraïbes. Pour cause, il est considéré comme un représentant majeur du son sud-londonien.
 
Enfin, tout ceci était sans compter sur Gilles Peterson et son projet Havana Cultura. Conçu pour promouvoir la musique contemporaine cubaine, ce projet (et surtout les voyages de son créateur) aura été à l’origine du détour de Mala par La Havane. Il en revient fort d’un nouvel album, signé sur Brownswood Recordings, en contraste avec le reste de sa discographie.
 
Loin du dubstep mainstream (sans commentaire), cet opus montre la prise de conscience du DJ sur l’importance du passé. En parlant de passé, n’hésitez pas à écouter ce standard de Buena Vista Social Club, Chan Chan : pur son cubain (connu de tous ?) auquel Mala rend hommage.

L’ensemble des titres de cette oeuvre qui devrait marquer la carrière de Mala peuvent s’écouter via Youtube : je vous la conseille vivement.
 
Pour les plus pressés, voici un titre qui sort du lot : Noches Sueños featuring Danay Suarez, jeune chanteuse cubaine (bien évidemment).

 

 

Maintenant que l’on a relié le dubstep à Buena Vista Social Club, on passe au dernier Kid Koala ! Le turntablist canadien nous invite à découvrir la racine de ses influences musicales avec son 12 Bit Blues. Comme vous l’avez deviné, il va nous parler de blues : une envie mûrement réfléchie d’après les différentes interviews du DJ.

 

 

Le membre de Ninja Tune a investi dans une E-mu SP-1200 (la bête ci dessus) afin de livrer cet album old school rendant notamment hommage au Preservation Hall, club jazz de la Nouvelle Orléans.
 
D’humeur changeante mais surtout mélancolique, comme cet extrait 5 Bit Blues, l’album 12 Bit Blues se veut vrai et thérapeutique. Une façon de sortir la tête de l’eau en des temps difficiles.

 

 

Et sinon ?

 

Côté Mala, on peut signaler la sortie sur son label, Deep Medi, du dernier EP de Kromestar et Jay 5ive, Knowledge dont est extrait le planant Mind Pattern.

 

Niveau events, n’oubliez pas la venue d’Hexstatic, artiste de Ninja tune. Rendez vous à Le Blogg le 19 octobre pour l’écouter.
Crédits photos :

  • En-tête d’après les sites FB des artistes et les pochettes de leurs albums (DIY pow’)
  • Photo E-mu SP-1200

 

Source :
Trax n°158 – ITW Mala par Smaël Bouaici et ITW Kid koala par Arnaud Rollet [Merci d'améliorer ma culture musicale de mois en mois !]

Pretseilla · Articles du même auteur · Facebook