Mac Miller – Blue Slide Park

Mac Miller a sorti son premier album, Blue Slide Park, disponible sur iTunes depuis le 8 Novembre.

Mac Miller est un jeune rappeur de Pittsburgh (Wiz Khalifa, Boaz). Encore inconnu du grand public il y a 2 ans, c’est grâce à deux sorties qu’il s’est fait un nom sur la scène internationale : une mixtape gratuite, The High Life sur laquelle on pouvait retrouver des pépites comme Musical Chairs, Live Free ou encore Cruise Control en feat avec Wiz (qui était encore dans sa phase underground et n’avait pas encore subit les ravages de la célébrité). En Août 2010, il sort sa dernière mixtape, K.I.D.S. (Kickin’ Incredibly Dope Shit) qui contient tous ses singles les plus connus tels que Knock Knock, Nikes On My Feet, Senior Skip Day

Cela faisait donc plus d’un an qu’on attendait avec impatience la sortie du premier album du petit prodige. Après une petite intro de 1:30, on retrouve vite les tracks des vidéos qu’il a sorti ces deux derniers mois pour nous faire patienter : Frick Park Market (très bon premier single avec un beat entraînant et des punchlines dignes de Mac), Smile Back (la « Fuck You » track de l’album, un gros ego trip dans lequel Mac envoie chier tous les Haterz) et Party On 5th Ave (retour à l’Old School, avec un sample de The 900 Number des 45 King, chanson d’Acid House datant de 1989). On retrouve également la chanson éponyme, Blue Slide Park, que Mac Miller avait leaké pour fêter les 25000 préventes de l’album sur iTunes.
 
Pour le reste de l’album, Mac Miller est vraiment très polyvalent et traverse de nombreux styles au fil de l’album. Après les singles, on tombe sur Under The Weather et Of The Soul, deux tracks dans lesquelles Mac Miller a ressorti sa recette magique dont lui seul connaît le secret pour pondre ses classiques. Ensuite, on se retrouve avec deux déceptions, My Team (Mac se trompe de style et essaie de nous faire du gangsta rap mais du haut de ses 19 ans ça ne peut pas fonctionner) et Up All Night, qui n’a d’après moi pas d’autre but que d’exciter les fraternités et leurs gobelets rouges.

Après Loitering (une track qui fonctionne plutôt bien, qu’il compare lui-même à « some new Beastie Boys stuff » dans laquelle Mac s’exprime sur ses soirées passées à glander dans le Blue Slide Park) et après un petit interlude, on tombe sur Diamonds And Gold, ma chanson préférée de l’album, encore un classique signé Mac Miller.
 
L’album se termine sur trois tracks mélancoliques, nous laissant sur notre faim et avec une seule envie : hit the replay button !

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