Para One & Tacteel


Pour son édition 2011, le festival Elekt’RhÔne accueillait, entre autres, le talentueux duo Para One & Tacteel. Après un live réalisé à l’occasion de l’ouverture de la Gaîtée Lyrique et une série de remixes comme Blue Steel de Bot’Ox, Saké de Jupiter ou encore Infinity Riser sur la compilation Let The Children Techno, les 2 producteurs français ont livré leur première sortie, sous le format d’un EP à la fois décalé, accessible, pop et dansant intitulé Fair Enough. Nous avons donc profité de l’évènement pour interviewer ces artistes au CV déjà bien rempli. Au programme : l’histoire du duo, leur dernier EP Fair Enough (B.O du film Tomboy), leur prochain album (un live), marble et leur sélection musicale…
 
Vous retrouverez, tout au long de l’interview, certains morceaux du duo Para One & Tacteel, sous la forme de lecteurs Soundcloud, ainsi que certaines des photos que nous avons pris lors de cette soirée.
 
 
Depuis quand vous connaissez-vous ?

Para One (ou J-B) : On se connaît depuis 2000 à peu près, je dirais même qu’on s’est croisé en 99 dans un studio d’enregistrement d’un morceau d’ATK.

Tacteel (ou Jérôme) le reprend : d’Antilop SA !

P : D’Antilop SA ! Y’avait des membes d’ATK dont Jérôme

T : Je scratchais !

P : C’est le jour du crash du Concorde ! Le crash a eu lieu à 10 bornes de là où on était et on a vu ça à la télé.

T : Ah je ne me souviens pas de ça.

P : Attends je vais juste vérifier la date. (Il prend son téléphone)

T : Ouais il avait fait la prod’ et je scratchais ! Depuis 11-12 ans donc. On s’est croisé à cette occasion là et ensuite on a été re-présentés, si j’ose dire, par Teki Latex.

P : Ah le crash du Concorde c’était le 25 juillet 2000 ! Je crois que c’est ça.

T : Could be !

P : C’est un peu Lost en fait, y’a un avion qui s’est écrasé et ça a créé des particules d’amitié !

T : Voilà ! Réponse précise ! (Rires)

 
Ensuite comment vous est venu l’idée de collaborer ensemble sur Para One & Tacteel après TTC ?

P : Je crois qu’en fait on s’est retrouvés à fréquenter les mêmes endroits, notamment une émission qui s’appelait Grek’frite (animée par Teki Latex, John John et aussi Fuzati) où à peu près tout ce qu’on appelait la scène rap française un peu “indée” du début des années 2000 se retrouvait. On se fréquentait tous, tous les mercredis, en général on venait chez moi, c’est ce qu’on appelait des Para Sessions qui consistaient à passer du son et à faire des freestyles. Et donc on s’est retrouvés dans les mêmes endroits à ce moment là. Je me souviens d’un set où je passais des disques chez moi avec mes vinyles et Jérôme chantait les paroles, on s’est rendu compte, enfin c’est hyper gay, mais qu’on aimait vraiment le même rap en l’occurrence et on s’est retrouvés dans les mêmes sphères. On a commencé à fréquenter TTC et à concevoir un peu le collectif l’Atelier graduellement.

 

 

T : Je crois qu’en fait y’a eu des fois où quand on commençait à bosser pour l’Atelier, qui était un projet fédéré essentiellement par Teki Latex, qui a eu l’idée de regrouper des gens qui pouvaient travailler ensemble et faire quelque chose d’intéressant. Il y a eu des jours où aucun rappeur ne se pointait et on se retrouvait JB et moi. Et du coup au lieu de se dire : « On fait rien » bah on s’est dit : « On a qu’à faire du son sans eux, on s’en fout. » Puis on a commencé à faire notre truc comme ça. Comme on fait souvent avec JB, l’envie vient, on essaie des trucs, ça vient, ça marche donc on en fait un deuxième, puis un 3ème, puis un quatrième track et c’est comme ça que ça monte.

P : En fait, nous on évoluait depuis longtemps dans des milieux rap français qui étaient assez coincés on peut le dire, c’est-à-dire qu’il y a quand même une mentalité assez conservatrice dans le rap par définition, puisqu’il faut faire du son globalement “comme avant”. Et nous, ça nous stressait un peu. Enfin, on était paralysés par ça et c’est vrai qu’à un moment on avait envie, quand on était tous les deux, d’allumer les machines, de faire un peu n’importe quoi, d’expérimenter, de faire un truc live. Enfin, pas du vrai n’importe quoi parce qu’on avait quand même en tête un son mais c’était hyper libérateur de pouvoir juste enregistrer des sessions qui pouvaient durer 10 min, ou 25 min ou 1 min en passant un truc dans une saturation, dans une reverb’, en rallumant des vieux sons de nos samplers, qui nous faisait chier en tant que sons normaux, mais qui revivaient dès qu’on commençait à les triturer. La notion de faire de la musique dans l’instant comme ça et sans stress, sans se prendre la tête pendant des heures et avoir à enregistrer des rappeurs par dessus après, c’était ça un peu le déclic. On s’était dit : « Là on tient un truc. » Et très vite on a cherché un nom. En fait, ça s’est fait très rapidement, c’est-à-dire que ça a, d’une certaine façon, marché tout de suite, au sens où la formule marchait bien. Nous on s’éclatait vraiment et je me souviens qu’on a joué un des tracks qu’on venait de faire à une soirée où Feadz jouait (Feadz qui lui était déjà très musique électronique à l’époque, il avait pris un peu d’avance là dessus), c’était un truc à la Villette où il jouait à une soirée BPitch. TTC avait fait un concert et on l’avait fini par un morceau qu’on venait d’enregistrer. Feadz avait adoré le track et tout le monde s’était dit : « Putain c’est quoi ce son ? C’est vraiment nouveau. » D’ailleurs le morceau est sur l’Atelier. Donc ça a marché tout de suite, on a senti qu’il y avait quelque chose à travailler.

 
Vous avez parlé des productions, comment ça se passe en studio pour tous les deux ? Comment vous faites pour produire ensemble ? Est ce que vous tenez compte de la façon de procéder de l’autre ? Peut-on dire que vous êtes assez différents sur certains points ?
 

T : Je sais pas trop comment dire. On est tous les deux intéressés par des choses en commun dans la musique et puis très différentes chacun. On a aussi des domaines qui nous intéressent un peu exclusivement, mais quand on se retrouve dans une pièce avec des machines c’est très instinctif. Je sais pas comment expliquer, c’est très con à expliquer et pourtant c’est un vrai plaisir parce que c’est assez… c’est très précieux. Mais ce truc de « Bon bah on allume une machine et on voit ce qui en sort », c’est vraiment cette méthode là. Il n’y a pas de « Bon bah alors, écoute toi tu vas faire les arpeggios, toi tu vas faire les basses… » (Rires entre eux)

 

P : Parce qu’on lit beaucoup dans les chroniques « On reconnaît bien les arpeggios de Tacteel !»

 

T : Ouais on trouve ça hyper mignon la façon qu’ont les gens de décoder « Ah ouais dans tel morceau de l’EP qu’on a fait là, on voit très bien que ça c’est vraiment un tel qui l’a apporté. » C’est charmant, c’est pas du tout péjoratif mais en général mais il s’avère que c’est généralement assez à côté de la plaque. Et puis de toute façon c’est pas comme ça qu’on fonctionne. Souvent, on tente un truc, parfois on ne parle pas, on se met, lui à une machine et moi à un synthé ou l’inverse et on voit ce qu’il en sort.

 

 

P : En général on est chacun sur notre truc, on a le dos tourné et on voit l’autre qui lève le doigt, ou on entend un cri quand on voit qu’il y a un truc qui est en train de se passer. Quand on fait tourner les machine en gros, il y a une boite à rythme qui tourne et par dessus un synthé qui commence à faire un riff qui est piloté par la 808. On essaye d’utiliser le matos, pas parce qu’on a un culte du hardware ou de l’analogique spécialement, même si c’est très agréable comme texture sonore mais c’est juste parce que ça nous permet vraiment de jouer, littéralement. Ça nous permet d’utiliser, d’aller chercher un peu le funk en fait, d’une certaine manière, une sorte de funk futuriste, dans les dysfonctionnements ou les désynchros des machines ou des trucs un peu zarbis, dès que le son commence un peu à grésiller, ça nous intéresse. Mais c’est vrai qu’il y a deux générations de production pour nous, puisqu’il y a la génération FuckALoop, la première qu’on a faite d’abord. Et puis maintenant sous le nom « Para One & Tacteel », ça sonne assez différemment, mais en fait ça reste la même approche, ça part toujours du live. C’est à dire qu’on a toujours besoin qu’il se passe un truc, qu’il y ait un moment magique qu’on retienne. C’est-à-dire qu’après quand t’écoutes le track, il y a une émotion qui est attachée à ce son c’est pas juste froid, un truc calculé, réfléchi. Parce qu’on avance vachement à « tâton », c’est énormément d’improvisation. En fait, c’est comme si on faisait des milliards de sessions d’improvisation, qu’on essayait d’en retirer la sève, avec quand même au départ une grille harmonique qui nous permet de ne pas faire de la cacophonie. En faisant un tri rationnel, très long et pour lequel on se relaye en général, parce que c’est la partie la plus ingrate du taff, on arrive à trier ces moments et à en faire des morceaux. On a quand même derrière, de plus en plus en tout cas, l’ambition de les structurer comme des chansons quand même assez accessibles, pop, avec des riffs et pas seulement comme on aurait pu le faire au début : de la libération pure, avec vraiment de l’expérimentation totale. Pendant longtemps notre travail c’était tellement live que quand on a sorti notre album, en fait c’était… une collection live ! On allait ensemble au Japon, on était inspiré par le trajet de train qu’on venait de faire et on arrivait dans une nouvelle ville, à nous deux, avec Feadz. Et puis on enregistrait un truc qui sortait comme ça. Ça partait de nos boucles qu’on avait un peu préparés mais c’était vraiment… Par exemple, on avait un dictaphone avec lequel on jouait, on enregistrait des trucs à la télé, à l’hôtel et on les balançait par dessus, dans le live. Dans l’album de TTC, il y a des extraits d’interviews de potes qu’on a faites à l’arrache. Par exemple quand on a joué à Auxerre, le Pape est mort en fait ce soir là et direct j’avais une sorte de clef USB qui faisait radio, et on a samplé dans la DJM « Le Pape est mort ». J’ai cherché France info et je me suis dit « ils vont bien dire que le Pape est mort » ou dire un truc sur le Pape. Et là, on a mis « loop » et du coup le live a commencé avec « Le Pape est mort, le Pape est mort, le Pape est mort… » . On a commencé le live avec une sorte d’arpège mystique pendant 10min. C’était le genre de délire qu’on aimait bien faire.

 
Sur votre dernier EP Fair Enough, le morceau Always (B.O du film Tomboy, ndlr) a clairement une sonorité pop, ce qui est assez différent de ce que vous faites d’habitude. On voulait donc savoir si c’était le film qui vous avait inspiré cela ?
 

T : Bah en fait ça s’est fait dans l’autre sens. Nous, la démarche de s’approcher d’un format plus chanson, on l’avait commencé avant. Et il y avait un autre truc qui nous intéressait, c’était d’aller chercher des cadences de morceaux qui n’étaient pas des automatismes de la musique électronique, ni du rap. C’est-à-dire, en gros, que la violence du morceau est très “enlevée”. Et du coup on cherchait un truc très enlevé, qui soit très rythmique, très dansant et qui appelait un autre registre. Et c’est vrai que ce truc là qui est très soutenu, c’est quelque chose qui est très pop, notamment très pop 60′s.

 

 

P : Et en fait, Celine Sciamma (qui est une amie et qui est aussi la réalisatrice de Tomboy) ça fait des années que je lui fais écouter de la musique. Soit de la musique que j’aime bien, soit de la musique que j’ai faite. Parce qu’elle n’a pas forcément le temps et du coup je lui remplis son iPod de tracks. Un jour je lui ai fait écouter ce track, je lui ai dit « Vas-y écoute ce track, on l’a fait l’autre jour c’est mortel ! ». Elle a kiffé mais elle m’en a pas parlé. Je lui ai donné, elle a tourné son film et elle m’a appelé en disant « Ecoute, j’ai tourné la scène où les enfants dansent et j’ai mis ta musique pour tester. » Et ça a marché à mort car le morceau était assez léger, quasi enfantin, donc au final, ça a plus inspiré le film que l’inverse quoi. Mais ce morceau c’est un exemple typique car on est assez cérébraux (on pourrait pas le cacher je pense vu la musique qu’on fait) mais c’est quand même non réfléchi. On avait déjà parlé d’aborder la pop un peu intemporelle mais ce morceau s’est fait à partir d’une sorte d’arpège, je me souviens qu’on faisait un autre morceau et qu’on passait notre temps à faire des conneries entre deux prises. Ce truc avait rien à voir mais on l’avait enregistré, on l’avait noté. Et c’est donc à partir de cet arpège, en fait, qui est celui du morceau, que tout s’est enchaîné en quelques heures. On s’est dit qu’on allait faire des voix, puis ci, puis ça. On a commencé à écrire des harmonisations, on a enregistré et puis le soir on commençait vraiment à créer le morceau. En fait, on réalisait un fantasme qu’on avait depuis longtemps mais complètement inconsciemment, ça sortait un peu naturellement. Je sais qu’il y a des groupes qui fonctionnent vraiment de façon plus rationnelle.

 

 

T : Après il y a un truc qui est intéressant, c’est qu’il faut voir dans notre démarche qui est rationalisée que le degré de surprise joue une part hyper importante. C’est-à-dire qu’au fur et à mesure qu’on fait un track, il y a cette sorte d’émulation du genre : « Oh putain ! Vas-y mais oh il est en train de se passer quelque chose juste devant nos yeux ! » et c’est vraiment comme ça qu’on fonctionne. Pour Always c’est assez sensible mais je me rappelle qu’on a eu ce truc là pour A1 aussi où on s’est dit qu’on tenait un truc ! Et en fait quand j’y pense on l’a eu aussi pour Tin Drum. A chaque fois on tente et on se dit qu’il faut creuser un truc mais ont se dit jamais : « Bon bah aujourd’hui mon pote, on va faire un truc vocal avec des harmoniques » parce qu’on a un petit peu trop réécouté Smile des Beach Boys. Ça se passe jamais comme ça ! Même si, bien sûr, on connait les disques qu’on écoute beaucoup, évidemment on a une grosse influence Beach Boys et évidemment on a une influence pop en générale.

 

P : Mais l’avantage de bosser à deux c’est qu’il y ait cette espèce d’ alchimie qui vient sans doute du crash du Concorde. On s’entend évidemment très bien, mais en plus, on a un langage commun depuis très longtemps, c’est même quasiment des signes donc on avance très vite. On minimise aussi les moments d’angoisse, c’est-à-dire que quand tu fais de la musique, il y a quand même énormément de moments où quand t’es seul face à ton ordi, t’as le poids de générations entières de producteurs, de musique, et même de tes potes, qui t’écrasent. Et à deux en fait, on minimise vraiment toutes ces angoisses. Les moments de recherches sont assez funs, c’est pas la galère genre : « Putain on y arrive pas quoi ! », c’est plutôt genre : « Bon ça sonne pas encore tu vois mais… ». On se dit pas : « On va y arriver » mais au final on y arrive à chaque fois en fait. Donc il y a une sorte de sécurité.
Il me faut absolument de la vodka là.

 

 
Que nous réservent Para One et Tacteel pour l’avenir ? Disons l’avenir plutôt proche.
 

P : Pour l’avenir plutôt proche ? Alors déjà, on a fait un live l’année dernière qui était un oneshot et qui nous a permis de rassembler un peu tout le boulot qu’on avait fait depuis nos retrouvailles en studio, c’est-à-dire un an avant, ça fait deux ans maintenant. Et quand on a fait ce live, en l’écrivant on s’est rendu compte que c’était non seulement un live mais presque un disque, même s’il y a des remixes dedans. Il y a comme une cohérence d’écriture et on s’est rendu compte qu’on avait envie de sortir cet objet, donc on va trouver une solution pour le faire. C’est-à-dire qu’au lieu de sortir un album, on sort ce live qui représente une tranche de notre travail. Donc ça c’est déjà une première chose et puis très probablement, au delà des remixes qu’on continue de faire de temps à autre (on est en train d’en finir un) il y a quand même l’envie de rebosser sur un EP, un deuxième, qui soit peut être un jumeau du premier. Donc pas mal de choses en fait.

 
Et d’ailleurs en parlant de ça, j’ai vu un post sur twitter à propos d’un certain remix de ta part (Para One) qui devrait sortir sur Marble. Peux-tu nous en dire plus ?
 

P : Ah ouais ouais ! Non mais ça c’est secret je ne peux pas le dire. Je vais le jouer ce soir d’ailleurs. C’est un remix que je sors bientôt sur Marble et dont je suis très content. Comme on demande très rarement des remix avec Marble parce que c’est pas trop notre concept, on a bien fait les choses cette fois-ci.

 
Petite parenthèse par rapport à Marble, tu avais dit que c’était un label où en gros le rythme de sortie serait de l’ordre du magazine, en s’affranchissant de toutes les étapes qui prennent du temps. Est-ce que finalement, quelques mois après le lancement, ça correspond toujours aux attentes du début ?
 

P : Complètement et en fait ça marche de mieux en mieux ! Ce qu’on est en train de constater, comme on tourne un peu avec Marble, c’est que partout où on va, c’est des superbes soirées avec un vrai bon esprit. On en a fait une au Social Club qui a été assez historique tellement c’était blindé. Tous les gens étaient vraiment à fond et là on vient de faire je ne sais pas Toulouse, Bordeaux… Et à chaque fois ça blinde, à chaque fois les gens ont des tee shirt Marble dans le public et ça défonce quoi ! Donc là on sort l’album de Surkin, qui est une surprise presque pour nous aussi puisqu’on ne s’attendait pas à faire de longs formats. Moi j’ai le mien qui arrive et après on a une compile.

 
Chez Marble du coup le tien ?
 

P : Chez Marble le mien aussi. Marble c’est vraiment une affaire qui roule et on ne va pas perdre ce rythme de magazine. Là par exemple, on sort l’album de Surkin et à vrai dire le seul petit ralentissement qu’on a eu c’est ce décalage là. C’est vrai qu’il y a eu des évènements… La mort de Mehdi par exemple qui nous a secoués. C’était un peu impossible de bosser pendant un certain temps, disons qu’on a perdu 15 jours là où à l’époque d’institube on aurait perdu 2 mois tu vois, parce que c’était pas la même économie, c’était pas le même rythme. Mais on ne perd pas le rythme avec l’album de Surkin, on enchaine avec mon maxi, et toutes les trois semaines, maximum, il y aura quelque chose de nouveau à écouter.

 

 
Par rapport à l’audiovisuel, est-ce que ça serait pas une perspective justement pour des futurs projets de faire des musiques de film ?
 

P : De façon un peu différente, mais quand même parallèle, Jérôme est moi on bosse tous les deux beaucoup sur l’image pour plein de raisons et de plein de manières en fait. Le problème en réalité (et je connais assez bien le point de vue des producteurs et des réalisateurs), c’est que souvent dans le cinéma les gens sont totalement incultes en musique, ce qui est vraiment flippant. Et c’est pas pour dire qu’on représente la culture spécialement, mais je veux dire que pour eux, c’est prendre des risques que d’aller chercher des mecs qui n’ont pas fait leur preuves en tant qu’équipe pour faire une musique de film. Pour mon cas, j’ai pu m’imposer en passant par des gens que je connaissais, mais globalement à moins d’avoir fait tout un cheminement et d’être passé par là, ils ne laissent pas forcément carte blanche parce qu’ils ne prennent pas beaucoup de risques. Mais on est complètement ouverts à ça tu vois, genre ça peut tomber à n’importe quel moment. En revanche, on se fait pas trop d’illusions sur cette voie là.

 
Question bonus : Quelle serait votre playlist du moment ? Les sons que vous écoutez, même en dehors de l’électro, ceux que vous écoutez à la maison.
 

P : On va dire deux sons. Un électro, un pas électro. Je vais dire l’électro et tu (à Tacteel) vas dire le pas électro.

T : Moi j’écoute pas beaucoup de truc récent et j’écoute pas beaucoup de musique électronique. Pour répondre, Bon Iver c’est vraiment bien.

 
Quel morceau ?

T : Hinnom TX je trouve que c’est un morceau qui est vraiment très étonnant.

P : Moi j’adore un rappeur qui s’appelle Rocky. Et sinon, récemment j’ai reçu l’album de Mr. Oizo et y’a un morceau qui s’appelle Stade2 dessus qui défonce. Honnêtement, je dis ça et j’ai pas aimé tout ce qu’a fait Oizo dans sa carrière, mais celui là est vraiment chanmé. Je sais pas, il a l’air bien dans ses baskets en ce moment, mais il fait de la musique à la fois légère et en même temps qui amène vraiment du frais ! Je vais le jouer ce soir par exemple. Ça fait vraiment plaisir de temps en temps quand t’as vraiment des tracks stylés qui arrivent comme ça et que tu sais que voilà, y’a pas de chichi ça tape quoi !

T : Et après on écoute vachement l’album des X-men en ce moment.

P : Ouais et OGC aussi .

T : Très très gros disque, très gros disque.

P : La compile Insomnia d’Erick Sermon aussi.

T : Et la compile Insomnia ouais, parce qu’on a quand même un très très gros amour pour les années 90.

P : Ça c’est parce qu’on est un peu vieux
Moi j’aime bien Drake aussi. C’est super romantique, c’est vraiment beau quoi.

 
 
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