Kowton

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À l’occasion du Rumble Festival organisé par TotaalRez, on a eu l’occasion d’interviewer Kowton qui se produisait au Sonic lors d’une carte blanche donnée au label Bebup. Outre les excellents sets des DJs présents (W&F, Kowton, Tête De Tigre & Thug Tieg) et les agréables souvenirs de l’ambiance bon enfant de la soirée, je me rappellerais surtout de cet échange intéressant que j’ai eu avec cet artiste tout droit venu de Bristol avec sa caisse de vinyles.
 
Cet article a bien failli ne pas voir le jour, mon enregistreur ayant cédé à la fin de l’interview (tout comme mes nerfs), mais Joe Cowton, de son vrai nom, a pris la peine de répondre une 2e fois aux questions par mail.

 

 

Comme d’habitude, cette interview sera garnie de lecteurs comportant une sélection des morceaux de Kowton, afin d’accompagner votre lecture en musique et de vous proposer un aperçu de son univers. On commencera par sa dernière sortie, en collaboration avec Julio Bashmore, à savoir Mirror Song :

 

Ton set était assez éclectique ce soir, tu es passé de morceaux sombres à de la disco…

En effet, j’aime bien diversifier et essayer des choses. Je pense que si tu peux passer d’un style à l’autre sans que ça sonne trop étrange, ça donne un mélange intéressant. Il y a pas mal de passages Techno et Disco qui se marient bien ensemble. J’adore mélanger les ambiances sombres de la Techno avec des morceaux qui ont de bonnes « vibes ».

 

Comment as-tu commencé à produire de la musique électronique ? Quelles sont tes principales influences ?

J’ai commencé parce que je ne pouvais pas m’acheter de platines et j’étais jaloux de mes meilleurs amis qui mixaient. Je pense que ça m’a pris environ 6 mois avant de pouvoir enfin m’en acheter une paire et à ce moment là j’ai également commencé à essayer des trucs sur une version piratée de Fruity Loops. C’était il y a environ 11 ans. Mes premières influences sont surtout Techno et House, avec des artistes comme Slam, Andy Weatherall, Miss Kittin, Trevor Jackson, puis je suis allé vers du Basic Channel et tout ce qui s’y rapproche. À partir de la je me suis mis au Dubstep et à la Grime.

 

Quel est ton processus créatif ? Qu’est-ce qui t’inspires avant de commencer un morceau ?

Mon processus créatif est juste de me poser et de m’y mettre pendant un bon moment. J’ai souvent déjà une idée avant de commencer et parfois ça se concrétise dans un morceau, parfois non. Je n’ai pas beaucoup de temps à perdre donc j’essaye de bien me concentrer et de faire les choses bien !

 

Tu as travaillé avec Peverlist, y-a-t’il d’autres collaborations de prévues ? Avec d’autres artistes ?

Oui en effet j’ai fais quelques sons avec Pev. J’ai aussi travaillé avec Hodge, Hyetal et Tessela, tout ça sortira bientôt. Il y a aussi le morceau que j’ai fait avec Julio Bashmore, Mirror Song.

 

Quels artistes recommandes-tu ajourd’hui ?

C’est une question difficile… je vais citer mes amis: Pev, Asusu, Hodge, Hyetal, Tessela, Kassem Mosse, Pangaea. Ils font tous de la musique que je trouve intéressante et innovante. J’aime les rythmes et les atmosphères, et les artistes que j’ai cité sont plutôt doués pour ça.

 

Qu’est-ce que tu as dans ton studio ?

Un peu de tout ! Parfois je travaille uniquement sur des logiciels, mais à d’autres moments, le hardware prendra une place plus importante dans mon au processus de création.

 

Est-ce que tu penses beaucoup à la réaction du public lorsque tu produis un morceau ?

Bien sûr ! J’ai eu pour habitude de faire de la musique qui était sans doute plus adaptée à l’écoute en casque, mais aujourd´hui je suis plus vers le fait de créer des tracks pour faire danser les gens. C’est un sentiment incroyable que de voir que le dancefloor bouger en fonction de ce que tu as créé.

 

Je te considère comme ce type d’artiste qui produit de la techno avec base de Dubstep, es-tu d’accord avec cette description?

Oui, ça me va. En Angleterre, le dubstep a provoqué un énorme effet à ses débuts. C’était comme si le paysage musical s’était fait secouer d’un coup. Je pense que beaucoup de gens de la scène musicale UK ont été affecté, même indirectement, par le Dubstep.

 

Tu joues seulement avec des vinyles alors qu’avec les progrès technologiques c’est une des manières les plus difficiles de mixer aujourd’hui. Quel est ta position par rapport à ce format ?

J’adore les disques, je travaille dans une boutique de disques et j’ai toujours joué avec. Je ne sais pas vraiment utiliser un contrôleur CDJ. Même si j’ai beau être agacé par ce que les autres utilisent, je ne pense pas que ça ait beaucoup d’importance. C’est la musique qui est importante et non la façon dont elle jouée. J’ai déjà vu des personnes jouer horriblement avec des vinyles.

 

Que peut-on attendre de toi à l’avenir ?

Il y aura encore des 12″ à venir, probablement du nouveau sur mon label et peut-être même un LP.

 

Quel est ton meilleur et pire souvenir sur scène ?

Le meilleur: Jouer un Livity sound set au Golden Pudel à Hambourg l’année dernière.
Le pire: Accompagner Slaughter Mob en 2006 et jouer devant les drogués de 6h du matin.

 
 
BONUS :
Récemment, le Boiler Room a fait appel à Kowton et son ami Peverelist pour une session de 4h à ne pas manquer :

 
 
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