DiscoRazor


Les DiscoRazor, jeune groupe nu-disco grenoblois, composé de Tarek et Joseph, ont récemment sorti leur premier EP Golden Night sur le label Limbic Records.
Mélange habile de funk groovy et de nu-disco, le son de DiscoRazor évoque la funk 70′s, Prince ou encore Nile Rodgers (guitariste du groupe Chic).
 
Il n’est donc pas étonnant de les retrouver aujourd’hui en interview sur RadioElectroLyon, pour évoquer leur parcours, leurs morceaux et leurs ambitions musicales futures.

 
 
Salut les DiscoRazor!
En quelques mots, pouvez-vous vous présenter?

DiscoRazor: Nous sommes Tarek et Joe et nous formons le duo DiscoRazor. Nous avons 20 ans et nous vivons tous les deux sur Grenoble.

Comment est né votre nom de scène DiscoRazor?

Tarek: A la base, l’idée était de mélanger la musique électronique avec de la musique disco et funk. J’étais seul à ce moment là. Le but était de faire ressortir un contraste entre douceur (disco) et «violence», ce qui pour moi correspondait à Razor. Je te parle de ça, c’était en 2010, je sortais d’une grosse période de « Daft Punkage » et de découverte de la French touch en générale. Puis, en 2011, j’ai rencontré Joe et nous avons continuer le projet ensemble jusqu’à maintenant

 
Quel fut l’élément déclencheur de vos débuts dans la composition musicale?

Tarek: La composition musicale m’est venu vers l’age de 17 ans lorsque j’ai découvert des groupes comme Daft Punk, Justice, Boys Noize, MSTRKRFT et d’autres… La tournée live de Daft Punk a définitivement été une grande claque pour moi. C’est vraiment ce qui m’a donner envie de commencer mes propres productions.
 
Joe: Je produisais des instrus de rap avant que l’on se rencontre, et lorsqu’on a commencé a bosser ensemble, Tarek m’a montré pas mal d’artistes électro du moment et je me suis très vite intéressé au truc.

 
On sent une grande influence black music dans votre travail. Si vous deviez donner 5 grandes influences, quelles seraient elles?

Oui c’est vrai, je dirais qu’au niveau black music, nos influences majeures sont Michael Jackson, Georges Duke, Prince, Rick James et Chic.

 
Vous jouez depuis quelques temps sur la région lyonnaise et grenobloise. Quelle forme prennent vos live? Plutot DJ set ou véritable live?

Pour l’instant nous ne faisons pas de live, que des DJ sets, mais le live est quelque chose qui nous attire vraiment. On pense vraiment évoluer vers du live très bientôt.

 
Que pensez vous du public local? Votre meilleur souvenir? Le pire?

Le public Grenoblois ne nous à jamais déçu, on a toujours eu un public très réceptif à nos sets. Nous avons eu tellement de bon souvenirs notamment avec Digikid84 à la MC2, Moulinex et Zimmer, ainsi que SomethingALaMode. Concrètement nous n’avons pas de pire souvenir!

 
En dehors de la nu-disco, quels genres de musique électronique écoutez vous? Envisagez vous d’aller musicalement dans d’autres directions prochainement?

On est super ouvert sur ce qui se qui se passe en général au niveau musique mais on ne reste pas longtemps dessus, on a sans arrêt besoin de funk et de mélancolie tu vois?
Et donc pour cela, on revient vraiment sur les anciens groupes de funk/disco. Les artistes comme Gesaffelstein ou Disclosure qui cartonnent pas mal en ce moment, on aime bien mais cela nous ressemble pas en réalité, donc on reste vraiment dans nos obsessions d’enfance et nos délires funk.
Au niveau de notre projet, en ce moment même, nous essayons de réfléchir bien plus dans le détails à ce qui va venir. Vraiment soigner chaque aspect des futurs projets.
Il n’est pas question pour nous d’aller dans de nouvelles directions mais plutôt de continuer à nous dépasser dans ce qu’on fait actuellement. Actuellement nous sommes en pleine élaboration d’un concept qui sera une ligne directive du projet. Je n’en dit pas plus…

 
Votre musique est très actuelle, tout en gardant un aspect anachronique très agréable.
Pourriez vous nous décrire votre set-up? Comment se passe la composition de manière générale? Comment fonctionne votre duo lorsque vous produisez?

Joe: Très souvent, cela part d’une idée trouvée par l’un ou l’autre, ensuite on se voit pour en discuter et si l’idée nous plait, on commence à travailler dessus. Cela peut partir d’une idée de voix, d’un son un peu particulier etc.. Des fois, je joue du piano le matin, je trouve des accords assez intéressants et on commence à travailler avec. Donc il n’y pas vraiment de processus de base. Très souvent, nous mettons les accords principaux avec les nappes principales puis nous construisons les drums par-dessus, histoire que les nappes et les drums soient bien agencées ensembles.
 
Tarek: Personnellement, je suis bien plus axé sur les claviers et Joe est batteur et s’occupe un peu plus des drums, mais ce qui est bien entre nous c’est qu’on peut très bien conseiller l’autre sur un instrument qu’on ne sait pas forcément utiliser sur la manière dont il faudrait jouer tels ou tels éléments. C’est très intéressant dans la mesure ou l’on peut croiser nos connaissances nos idées et d’en faire des productions assez intéressantes qui se rapprochent pas mal de nos idées en tête.
Au niveau de notre set-up, c’est plutôt simple: nous avons un Microkorg, Ableton Live, et une guitare qu’on n’utilise très peu.

 
La question récurrente pour tout duo: imagineriez travailler l’un sans l’autre?

A présent non, l’un a besoin de l’avis de l’autre donc ce serait très compliqué!

 
La scène nu-disco se développe à grande vitesse ces derniers temps. Quels artistes sont à suivre selon vous?

Nous sommes vraiment fans de mecs tels que Zimmer, Le Crayon, Daze qui sont les artistes à suivre de très près selon nous. Il y’a aussi une panoplie d’artistes Nu-Funk venant de L.A tels que Oliver, Goldroom … et aussi les artistes de French Express tels que Jonas Rathsman, Moon Boots, Perseus qui font pas mal parler d’eux en ce moment.

 
Sur votre EP Golden Night, on y retrouve 3 remixers de styles différents. Comment les avez-vous choisi?

A la base, ce sont de très bons amis et on aime vraiment leurs styles musicaux. Le choix était donc assez simple vu que leurs styles différent mais très intéressants dans chacun des cas représentent très bien leurs propres univers.

 
Votre récente participation au remix contest organisé par Sébastien Tellier a donné lieu à la création d’un remix très remarqué de son titre Russian Attractions. Comment avez-vous travaillé ce remix? Quelle est votre chance d’être sélectionné selon vous?

Au moment où nous avons commencer ce remix, nous étions en vacances et pour nous c’était le moment plutôt idéal pour composer. J’ai commencer à jouer les accords principaux par dessus la voix de Tellier et je l’ai ai fait écouter à Joe qui a tout de suite adoré. J’ai donc continuer à travailler les synthés pendant que Joe cherchait exactement ce qu’il fallait au niveau des drums, puis nous avons construit le reste dans la foulée. Cela a été assez court car nous avons mis 5-6 jours pour le terminer.
En ce qui concerne nos chances d’être choisi, on n’en n’a aucune idée! On ne pense pas vraiment à ça en réalité, on est juste très fier d’avoir fait ce remix qu’on aime beaucoup et qui nous rappelle immédiatement les vacances ce qui est assez agréable en ce moment…

 
Sur quels autres projets peut on vous attendre ces prochaines semaines? Il y a-t-il des dates de prévus prochainement?

Actuellement, nous travaillons sur plusieurs projets dont on ne sait pas encore quand et comment nous les sortiront. Nous réfléchissons à plusieurs éléments et concepts qu’on aimerait inclure dans nos morceaux et dans la partie visuelle du projet…

 
Les 10 morceaux incontournables de votre playlist?

- U-Tern & AJK – Side Ways
- Grandtheft – Let met out feat Alix Turner (U-Tern remix)
- Jonas Rathsman – Feeling you
- KnightLife – DiscoTirso
- Moon Boots – Sugar
- Oliver – I Need You
- Juan Atkins – Dayshift (Oliver Remix)
- Cassian – Final Round
- Chromeo – Don’t Turn The Light On
- Tensnake – Need your Lovin

 
3 mots pour qualifier votre musique ?

Elégance, funk et rythme!

 
Votre plus grand rêve musicalement parlant? (collaboration rêvée, endroit où vous rêveriez de jouer etc.)

Collaborer avec Shook serait vraiment dingue !! Jouer dans les grands festivals américains ou européens serait notre plus grand rêve, ainsi que dans les grandes villes en commençant par Paris.


Dernière question des plus importantes: vous le travailliez beaucoup ce petit accent anglais que l’on peut entendre dans l’itw vidéo publié par votre label?

(Rires) Pas vraiment malheureusement…

 
Merci d’avoir consacré ces quelques minutes à nos questions les DiscoRazor. On attend avec impatience vos prochaines sorties! On aura grand plaisir à venir vous voir sur la région lyonnaise!

DiscoRazor: Merci à vous!!! RazorForLife

 
Retrouvez-les sur:
Facebook, Soundcloud et iTunes.

Thomas · Facebook