C2C


 
Dernier épisode des interviews réalisées lors de l’édition 2012 du festival Reperkusound. Après Chinese Man et Son Of Kick, on finit en beauté avec le quatuor C2C, en tournée pour leur dernier EP. Composé de deux membres de Beat Torrent et deux d’Hocus Pocus, ces quadruples champions du monde DMC ont décidé de se focaliser sur leur talent de producteur en sortant l’EP Down The Road, qui a été une des premières bonnes surprises de 2012 et un succès international. On a pu discuter de C2C au passé, au présent et au futur, mais également d’anecdotes, de l’évolution du Turntablism et de musique en général avec 20syl.

 

 
Afin d’accompagner musicalement la lecture de cette interview, des morceaux du collectif C2C sont disposés au fur et à mesure, n’hésitez pas à les lancer afin de vous plonger dans l’univers des artistes. On commence avec leur fameux titre Down The Road
 
 

> Cliquez ici pour écouter : C2C – Down The Road

 
 

Comment vous êtes-vous rencontrés et comment C2C s’est formé ?

On s’est rencontrés tous les 4 sur des affinités au lycée il y a une quinzaine d’années, on faisait du skate ensemble, donc c’est ce qui nous a réuni à la base. Atom et Pfel de Beat Torent, eux, se connaissent depuis qu’ils ont 10 piges donc ça doit remonté à un bon bout de temps.

 
Comment en êtes-vous venus à faire de la musique, individuellement puis, en groupe ?

Je pense que chacun avait son truc, sa petite affinité musicale. Pfel et Atom avaient fait quelques trucs quand ils étaient jeunes, un peu de guitare, de basse, ambiance groupe de garage quoi. J’étais peut-être le plus assidu, le plus passionné depuis longtemps car je fais de la musique depuis que je suis petit. J’ai touché à plein d’instruments et en 93-94 je m’étais intéressé aux machines, à la musique sur ordinateur, donc j’avais déjà pas mal d’expérience quand j’ai rencontré les gars. Je les avais un peu engrainé là-dessus et je leur avais montré la platine parce que je commençais à y toucher. Greem a été assez emballé par le truc et il a transmis ensuite le virus à Atom, qui l’a transmis ensuite à Pfel. Ça s’est fait à peu près comme ça schématiquement. Mais c’est vrai que le point central au début c’était chez moi parce que je commençais déjà à avoir mon petit studio, un groupe de rap avec un pote. Greem nous a rejoint pour faire le DJ dans ce groupe là. Et c’est à partir de ce groupe (qui n’est autre qu’Hocus Pocus) qu’est né C2C.

 

Au niveau des influences, qu’est-ce qui vous a amené à vous mettre aux platines et au scratch ?

On se partageait du son et les trucs qu’on écoutait c’était du Hip-Hop début ’90, donc les coups de cœur qu’on avait à l’époque c’était les premiers albums de The Roots, des Wu Tang, la côte Est en majorité. Puis il y a eu des trucs un peu plus turntablism (même si le mot n’existait pas vraiment à l’époque), des DJs, des diggers type DJ Shadow, DJ Krush. Bref, des mecs qui commençaient déjà à faire des albums principalement aux platines ou encore des groupes de DJ comme les X Mens, les X-Ecutioners qu’on a découvert plus tard et qui eux, ont fait les 1ers albums de turntablism vraiment, où le scratch avait une grande importance quoi.

 

Comment êtes-vous arrivés à participer aux DMC ?

En fait ça a été un concours de circonstances cette histoire de battle parce qu’on ne se destinait pas particulièrement à ça, on faisait des petits trucs comme ça entre nous pour délirer. En nous voyant faire ça, des potes DJ de Grenoble nous ont dit qu’il y avait une battle organisée et qu’il leur manquait des participants. On a dit okay et cette battle (la Total Session à Grenoble en 1999/2000) a été notre toute première. On avait chacun plus ou moins développé des routines individuelles, des prémices de morceaux ensemble. On y a pris goût et le fait qu’on perde ce jour là nous a donné la rage et l’envie de prouver qu’on était capables de gagner. Ensuite, on a participé au championnat de France, on est tombé contre les Birdy Nam Nam, qui s’appelaient les Scratch Action Hero et on a encore perdu alors que notre show défonçait ! On a eu l’impression de s’être fait un peu voler parce qu’on était le petits jeunes qui arrivaient de la province et qu’eux étaient des gars qui avaient déjà une certaine renommée à Paris. Comme on a senti un petit peu d’injustice ce jour là, ça nous a donné encore plus de rage pour aller faire les championnats.

 
 

> Cliquez ici pour écouter : C2C – Arcades

 
 

Combien de temps ça vous prenait de travailler un set ?

Pour les championnats du monde, ça s’étalait sur 2 mois, c’est-à-dire qu’on avait un mois de composition, puis un mois de répétition pure. Donc 1 mois intensif, soit tous les jours du matin au soir enfermés dans le local à composer nos routines. On trouvait les idées adaptées à un show de championnat, qui ne sont pas forcément des choses artistiquement oufs, mais il faut y aller à l’efficacité, au clin d’oeil. Tu as 6 minutes pour parler à des gens, donc forcément tu vas axer ton show sur des choses que les gens ont déjà entendu, donc souvent des délires de reprises. On a repris les Beastie, Rock it, le truc de guitare de Pulp Fiction, je sais plus le nom, enfin voilà, des choses comme ça qui font référence aux genres et pas des compositions vraiment originales. C’est ce qui a fait notre succès, de toujours mélanger les musiques du monde, le côté électronique pour les rythmiques fortes et puis aussi d’aller chercher des trucs dans des musiques de films et enfin dans du Hip-Hop “old school” ou plus récent.

 

Et après au niveau de vos compositions, pas pour les championnats mais par rapport à l’EP, vous semblez avoir des influences qui viennent d’un peu partout ?

Disons que ce processus de création qui consiste à aller chercher des vinyles et essayer de créer des morceaux à partir de ce que tu trouves dans tes bacs, on l’a appliqué. C’est aussi de cette manière qu’on sait travailler, c’est-à-dire le côté bricolage, aller chercher des échantillons à gauche, à droite et puis au fil du temps, on a appris à créer nos propres échantillons. On a donc un parc d’instruments de musique qui nous permet de créer cette banque de son en studio. Alors c’est vrai que, comme on est pas forcément de grands musiciens, on est parfois 3 sur un même instrument pour réussir à faire sortir ce qu’on veut mais on a quand même un son assez précis en tête, ayant pas mal de références et de background musical derrière nous. De cette façon là, on arrive à des compositions originales, sans utiliser la musique des autres.

 

J’ai vu que vous aviez un album prévu pour fin mai, est-ce que c’est toujours d’actualité ?

Non, pas pour fin Mai, ça sera pour Septembre parce que l’EP est plus consistant que ce qu’on avait prévu à la base. On voulait faire 2 ou 3 titres puis 2 remixes et finalement il y a 5 titres et un remix, donc on en a lâché plus que ce qu’on pensait. Et puis, on préfère prendre le temps de vraiment fignoler l’album. Cet EP a pas mal de succès, donc ça nous permet de faire des tournées aussi.

 

Parlons justement de l’EP, en particulier des samples. Sur Down The Road par exemple ça fait très country/blues, on trouve aussi des sonorités plus asiatiques. Comment ça vous vient ce travail là de chercher des samples un peu partout ?

En fait, on va écouter plein de trucs et puis d’un seul coup on va entendre un gimmick qui va nous plaire, comme celui de blues qui est sur Down The Road. Greem avait fait une maquette avec des voix de Blues comme ça. Cette maquette on avait du mal à la faire avancer mais y’avait tout le temps ce côté Blues vintage, limite au coin du feu quoi. Et avec cette tristesse et à la fois cette force , qu’on avait envie de mettre en avant, ça nous plaisait bien mais on savait pas comment faire et du coup on a réussi à reprendre la maquette en lui mettant cette énergie électronique et à l’emmener jusqu’au bout. Pour FUYA, le clin d’oeil asiatique c’est un peu le même principe, c’est-à-dire que d’un gimmick dont on rigole parce qu’on sort un vieux disque, on commence à le mettre en boucle et c’est presque facile au début. On en rigole et puis finalement le truc se construit puis on en vient à se dire qu’on dirait presque une musique de film ! C’est vraiment quand on sent le déclic, qu’on se regarde tous et qu’on se dit qu’il y a un truc qui se passe. Quand on a commencé à le faire écouter à certaines personnes et ils sont restés scotchés. Du coup, on s’est dit qu’on allait peut-être le garder. (rires) On produit beaucoup pour ne pas garder grand chose finalement mais ce sont des choses fortes en général.

 
 

> Cliquez ici pour écouter : C2C – F.U.Y.A

 
 

Donc en fait FUYA est parti d’un délire ?

Ouais voilà exactement ! D’ailleurs, c’est pour ça qu’il s’appelle FUYA, c’est parce que qu’on scandait ce truc là « FU-FU-FU-FU-FUYA » en écoutant la première maquette qui avait une grosse basse bien lourde.

 

Et l’idée du clip vous est venue comment ?

Un petit peu par hasard, c’est-à-dire qu’on se torturait pour trouver une putain d’idée pour ce clip. On avait des images de ouf avec un côté fin du monde, on imaginait la nature reprendre ses droits sur la ville et tout, enfin on avait projeté plein d’idées, parce que ça nous évoquait ça, le côté apocalyptique. Et puis finalement on a eu cette idée, de reprendre notre processus de création, le côté DMC mais en le mettait à l’échelle du morceau, c’est-à-dire à l’échelle orchestrale, en se démultipliant. Ensuite, on s’est dit qu’en faisant ça il fallait aussi que le lieu parle par rapport à la musique, donc un lieu grandiose, un côté presque mystique. On a commencé à chercher des temples puis des églises, des musées, des choses comme ça puis on a trouvé l’abbaye de Fontevraud qui était le lieu parfait pour nous accueillir, avec une nuit entière pendant laquelle on pouvait tourner. Ensuite, j’ai storyboardé le truc, j’ai essayé de faire un découpage précis et essayé de voir quels instruments on avait dans la musique de FUYA. J’ai décortiqué toutes les pistes pour savoir qui allait jouer quel rôle et dans quel endroit exactement afin de créer cet espèce d’orchestre virtuel progressivement.

 

Et du coup ça se rapproche aussi de la manière dont vous jouez en live pour la tournée ?

En live, non pas complètement, mais en tout cas ça reflète le morceau. C’est très proche de la manière dont est construit le morceau. La force de cette vidéo c’est la précision du montage par rapport à ce qu’on entend. Et en live, forcément, on est pas à seize, on est quatre, mais c’est vraiment ce principe, c’est-à-dire qu’on se distribue un peu les cartes. Il y en a un qui, sur un morceau, va faire la basse, un autre les accords de synthé ou les voix, un autre la batterie et à chaque morceau ça tourne. Il y a aussi le paramètre vidéo qui est très important dans ce live car il détermine un petit peu le scénario et la progression du set avec 4 formes qui incarnent en quelques sortes nos caractères. Ça permet de rendre lisible ce qu’il se passe sur les platines. On ne filme pas nos mains en train de scratcher mais si je vais en avant, la forme va aller en avant et si je vais en arrière, la forme va aller en arrière. On contrôle en temps réel, on ne triche pas, si il y a une erreur, elle se voit à l’image. S’il manque une image à un moment dans la composition globale, c’est qu’il y en a un des 4 qui s’est raté quoi. (rires) Et c’est ça qui est intéressant dans ce set là, même si parfois tout le monde ne comprend pas au 1er abord, je pense qu’on crée quand même quelque chose d’original.

 

Par rapport à l’album, on voulait savoir si vous alliez rester dans cette veine là, où tu dis que vous trouvez des samples qui vous plaisent et après vous donnez les sonorités en fonction ou alors si vous allez faire quelque chose d’un peu plus hip-hop ou pas ?

Disons que les choix musicaux ne se font pas en se disant qu’il nous faut un morceau Hip-Hop, un morceau Electro, un morceau plus cinématographique… Ils se font par rapport à ce qu’on a comme matière, c’est-à-dire qu’on s’est réunis au mois de septembre 2011 et on a produit une centaine de maquettes. Quand je dis maquette, c’est un breakbeat, une suite d’accords, parfois ça va être un truc super élaboré qui va quasiment ressembler à la version finale, mais parfois c’est rien. Et de ce « rien », on va faire quelque chose de plus large. On a ensuite tout simplement mis des notes aux trucs qui nous plaisaient le plus et grosso modo, on a gardé les 20 meilleures en faisant la moyenne quoi. C’est très mathématique mais finalement ça correspond à un choix et des affinités que tout le monde a ressenti. Du coup certains morceaux ont été bizarrement mis à l’écart dans cette sélection comme FUYA qui au final, se retrouve être le premier titre qu’on sort et le premier clip qu’on fait. Malgré les notes, ça s’est fait tellement rapidement que t’as pas le temps de prendre du recul sur la maquette et les gens à qui ont les faisait écouter nous disaient parfois « Putain mais il tue celui là, pourquoi vous ne l’avez pas gardé ? ». En sortant de studio, on a pas la fraîcheur et le recul donc je suis sûr que dans les maquettes qu’on a jeté, y’a forcément des trucs qui seraient super intéressants à travailler donc c’est bien car ça nous fait éventuellement de la matière pour plus tard.

 
 

> Cliquez ici pour écouter : C2C – The Beat

 
 

Est-ce qu’en plus de vos proches, vous avez également un réseau d’artistes, entre guillemets, connus ?

Pas spécialement. C’est vrai que sur cet album, on a continué à travailler avec notre famille musicale nantaise, donc forcément les musiciens d’Hocus Pocus sur certaines parties. Même les équipes techniques qui sont avec nous sur la tournée, tout ça c’est des connaissances et c’est vrai qu’il y a un côté assez familial entre Hocus Pocus, C2C, Beat Torrent, le label On and On et à partir du moment où on a trouvé un équilibre avec des personnes, on aime bien continuer à entretenir une relation et là c’est ce qu’il s’est passé sur ce disque. Après forcément, on a été chercher d’autres gens, mais y’a pas des guests internationaux de oufs pour le moment. On aimerait bien quand même mais, c’est pas le but premier. Le but, c’est vraiment de se faire plaisir. Quand on a un guest, il faut vraiment que ça tombe juste. Par exemple, les musiciens qui jouent sur Down The Road, l’harmonica et la guitare, c’est des mecs qui sont de Nantes qui jouent dans un groupe de Soul/Blues qui s’appelle Malted Milk.

 

J’ai lu que vous alliez consacrer plus de temps à C2C car après vos exploits au DMC, vous avez bien développé Hocus Pocus et Beat Torrent et qu’à présent, vous souhaitiez revenir à C2C. Est-ce que cela veut dire que vous allez bosser sur le projet un moment et que vous comptez enchaîner tournées et albums ?

Disons qu’on va prendre ce qu’il y a à prendre sur C2C. On va essayer d’exposer notre musique et le travail qu’on a mis en place derrière le rideau pendant tout ce temps, c’est maintenant qu’il faut qu’on réussisse à le mettre en valeur. Donc au travers de vidéos, de plein de choses, de partage etc… et puis aussi en les mettant tout simplement sur le disque. Ça c’est la première étape, donc on ne se donne pas trop de limite de temps. Maintenant, je pense qu’à un moment, quand la tournée de C2C va être bien rodée et qu’on aura des dates calées de temps en temps, on pourra aussi revenir en parallèle à Hocus Pocus pour retravailler un petit peu le truc parce qu’on aura peut-être moins l’esprit complètement fermé dans C2C. Les choses seront un peu plus fluides et puis on a plein d’autres projets en parallèle. On a l’album de David, le guitariste d’Hocus Pocus, qui est en préparation et du coup moi je l’aide aussi là dessus. Chacun a ses projets, Beat Torrent ont aussi plein de trucs sur le feu. Ça reviendra peu à peu, mais en ce moment la priorité pour l’année 2012, ce sera C2C. Et puis, c’est vrai qu’avec C2C, il y a un truc international, qu’on avait pas avec Hocus Pocus et Beat Torrent, même si on a pu faire de super lives à l’étranger. En tout cas là, sur C2C, on voit qu’il y a un truc qui se passe et que d’un seul coup on parle plus à la France, mais au monde entier avec cette musique là et les horizons sont un petit peu plus ouverts quoi.

 

Avec Birdy Nam Nam (entre autres), le scratch s’est pas mal popularisé ces dernières années. Que penses-tu de l’évolution de la scène turntablism ? A un moment c’était très technique, on perdait limite la musicalité et j’ai l’impression qu’on revient à quelque chose de plus musical en ce moment.

Je pense qu’il y a toujours eu un petit peu les deux en même temps. Maintenant, c’est vrai que le côté battle et scratch, le côté très électronique, plus abstrait en tout cas, a été vachement mis en avant pendant quelque temps et maintenant, c’est vrai que les groupes qui sont un peu plus populaires, sont ceux qui travaillent la musicalité, comme les Scratch Bandits Crew, Birdy Nam Nam ou encore nous. Donc on a l’impression que ça évolue, mais j’ai juste l’impression qu’au fil du temps, on a digéré la technique, qui était mise en avant sans vraiment la transcender et on l’intègre désormais dans nos morceaux. Aujourd’hui, ça ne nous fait pas peur de faire un morceau où il n’y a quasiment pas de scratch, on fait de la musique. Bon, il y a des morceaux où l’on se défoule, comme Arcades et à côté de ça, il y a des morceaux qui vont être juste cools à écouter et où c’est pas la démo de scratch de A à Z. En plus, en live on trouve toujours le moyen d’en mettre des tonnes niveau scratch donc c’est pas un souci quoi. (rires)
 
Il y a aussi un constat qui est chelou, c’est que finalement, en France, on a 5 groupes sur le même format, c’est-à-dire 3-4 DJs derrières des platines avec les Pulpalicious, Birdy Nam Nam, Scratch Bandits Crew, C2C, même Chinese Man (je pense qu’il y en a encore d’autres) et c’est la seule scène au monde comme ça quoi ! Honnêtement, j’ai du mal à trouver d’autres groupes à l’international qui ont ce même format. Il y a éventuellement des japonais mais même aux States maintenant, les collectifs se sont dissous et t’as plus vraiment de groupes qui tournent à plusieurs comme ça. Je trouve ça assez chanmé finalement que la scène internationale du turntablism collectif soit exclusivement française !

 

Sinon, j’ai cherché, j’ai pas trouvé, pourquoi vous appelez-vous “Coups 2 Cross” ?

Le “cross” c’est le cross-fader en fait, donc comme on donne des “coups de cross”, le jeu de mot est parti de là. Et puis ensuite, vu qu’on se développait un petit peu du côté international, forcément on s’est dit qu’ils n’allaient rien comprendre, déjà qu’en France on a du mal à faire comprendre le jeu de mot. On a donc diminué tout ça et on a mis C2C tout simplement.

 
 

> Cliquez ici pour écouter : C2C – Someday

 
 

Quelle est ta playlist du moment ?

Alors, qu’est-ce que j’écoute en ce moment ? (prend son iPhone) J’ai acheté l’album de Robert Glasper, un pianiste et il y a plein de guests mortels, comme Erika Badu notamment ou Lupe Fiasco. C’est du Jazz Urbain on va dire. J’écoute pas mal de prods d’Hudson Mohawke aussi. On l’avait croisé à l’époque sur les battles DMC, je crois qu’on l’avait même jugé ! (rires) J’ai aussi découvert Sonnymoon, qui est sur Plug Research, c’est assez cool, c’est une nana qui chante dans des ambiances un peu vaporeuses à la James Blake mais dans un autre registre encore. J’écoute aussi Esperanza Spalding, c’est Soul/Jazz encore. SBTRKT aussi, le classique du moment. Voilà ce que j’ai dans ma playlist, c’est assez large.

 

Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?

Suivez nous sur les différents sites etc, il y a plein de choses qui arrivent. On a fait un peu les morts depuis la sortie de l’EP mais y’a plein de vidéos qui arrivent. La tournée se prolonge tout l’été, dans des gros festivals donc c’est mortel. Et cet album ça va être un putain de truc, entouré de plein de créativité.

 
 

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