2080


 

Après deux EP (Nerd to Geek et The Backup), deux clips (Fatality et My Megadrive), le Lyonnais 2080 est devenu à nos yeux l’emblème de la musique 16bits et chiptunes et puisqu’on aime évidement bien ce qu’il fait, il nous a donné la chance de lui poser quelques questions !
 
Pourrais tu te présenter en quelques lignes pour tous ceux qui n’ont pas (encore) la chance de te connaitre ?

Je suis 2080, je fais de la musique éléctro inspirée par le dancefloor et le jeu vidéo et je fais du pixel art !

 

Dans tout ce qu’on peut lire sur toi sur l’interweb, on ne trouve jamais rien quant à la signification de ton pseudo. 2080, ça vient d’où ?

Ca vient de deux choses. D’abord je voulais un nombre, je trouvais ça cool, il y avait un coté cyber punk et même si ça se prononce différemment selon les langues, tout le monde comprend les chiffres. Ensuite 2080 c’est une sorte de date conceptuelle où les années 80 et les années 2000 se retrouvent. C’est dans ce mélange que je trouve la plupart de mes influences.

 

Toi, comme quelques autres (qu’on ne citera pas bien sur, ça serait bien trop DANGEReux) viennent du milieu du graphisme. Comment ça se passe la transition et pourquoi surtout ?

En fait, j’ai commencé le graphisme en même temps que la musique. J’ai arrêté l’école à 18 ans (don’t try this at home) pour me consacrer au dessin et m’auto-former sur photoshop. A chaque fois que j’en avais marre de gribouiller, je me mettais sur Rebirth (l’ancêtre de Reason) ou Cakewalk. Mais je commençais déjà à bidouiller des sons sur mon Amstrad ou un peu plus tard sur l’éditeur de son de windows 95.

 


 

L’univers du jeu vidéo s’impose clairement dans tes compositions musicales mais aussi dans tes clips. Une envie de retour en enfance ? Une histoire à raconter ?

Même au milieu des années 90 quand je faisais écouter mes premiers morceaux à mes potes, ils me disaient que ça ressemblait à de la musique de jeux vidéos. C’est dans mes gênes je dirais. Pendant longtemps je n’avais pas de lecteur cassette ou cd et le seul contact que j’avais avec la musique était celle de mes ordinateurs ou de mes consoles, c’est devenu une influence comme les Beatles pour d’autres. My megadrive trouve un écho particulier chez les gens et c’est vrai que c’est un clin d’oeil à cette époque mais je ne suis pas bloqué à cette période.

 

Ton dernier clip My Megadrive a fait un réel buzz sur le blogosphère (c’est moche comme mot mais pas grave). Ca fait quoi de voir que l’on peut toucher autant de monde avec sa musique ?

C’est assez grisant, en bon control freak je surveille les déplacements du clip a travers les statistiques des différents sites, les alertes google et les recherches twitter. Si le Dailymotion a beaucoup circulé en France et en Europe, le Vimeo à rencontré son public en Amérique du sud et le Youtube explose en Russie. J’avoue que c’est assez inattendu. Parfois je m’imagine des gens un peu partout dans le monde qui chantonnent le refrain, ça me fait bien rigoler !

 

D’ailleurs si tu ne devais garder qu’une console de jeu et un jeu, quels seraient-ils ?

Hmmm… Pas facile cette question… D’un point de vue strictement de gamer, il faudrait choisir un jeu avec une grosse replay value alors que j’ai tendance à préférer les jeux “expérience émotionnelle ou artistique” genre Another World, Monkey Island, Ico, Katamari Damacy

 

Dans ton premier clip on entre réellement dans ton univers. On aperçoit entre autres quelques uns de tes synthés. Dans la vie de tous les jours tu côtoies quel matos pour tes prods ?

J’aime beaucoup les synthés, j’en ai pas mal, ceux qu’on entend régulièrement dans mes prods sont le Juno 106, le korg Poly 61, le Oberheim Matrix 6r, le DX7, le Nord Micor Modular, pour les parties chip, le M.F.B. Synth lite 2 et le SammichSID. En ce moment je me tourne vers du Dopefer pour attaquer un gros morceau, le modulaire !

 

Toujours par rapport à ton premier clip dans lequel on peut apercevoir un bon nombre des membres des Gourmets Recordingz, comment as tu été mené à sortir tes prods chez eux ?

Tout simplement parce que le label m’a contacté, je me suis renseigné, je les ai côtoyé, l’ambiance était cool et saine avec de l’émulation sans compétition, donc je suis resté et je regrette pas !

 

Quels sont tes futurs projets ? Un troisième EP ? Un premier album ?

Je vais me pencher sérieusement sur un album pour la fin de l’année 2012, on va sortir les 2 bandes son que j’ai composé pour les documentaires de Jac&Johan. DJ Missill m’a proposé une collaboration, je pense que ça peut donner un truc super cool ! Un split EP avec le chiptuner japonais Sexy Synthesizer, un artiste que j’adore ! Un projet avec le VJ/circuitbender RealMyop pour ajouter de la vidéo à mon live et pour finir un side project à la fois mystérieux et conspirationniste !

 


 

D’ailleurs d’ou te vient ce style si particulier, 16bits x chiptunes ? Quelles sont à tes yeux tes sources d’inspirations ?

Tout est potentiellement une source d’inspiration, j’essaye de faire une musique qui raconte des histoires, c’est la base, la mélodie. Alors oui les sons eux même des anciens jeux vidéos m’inspirent des images, je trouve que c’est un champs lexical très riche. Mais je ne suis pas bloqué dans le passé, j’utilise aussi des outils ou des genres plus actuels, je n’hésite pas à flirter avec la fidget (The Master Key) ou faire un clin d’oeil à la tropicale (Toasty) mettre des montées acides ou des napes trances ou même des accents funk. La chiptune est en quelque sorte le fil conducteur mais j’essaye de la penser comme une composante à intégrer plutôt que le genre dominant du morceau.

 

C’est quoi le dernier album que tu viens d’écouter ? Ton album du moment ? Ta merde du moment ?

En ce moment je me fais une rétrospective sur les albums Patchworks qui sont des banques de musiques composées entre le début des années 70 jusqu’à la fin des années 80, de purs bijoux de synthpop. Mon album du moment c’est Brother in Death de dDamage, c’est pas juste que ce sont mes potes, l’album est mortel ! Ma merde du moment ? C’est Brother in Death de dDamage, ça a beau être mes potes, franchement, c’est pas défendable un truc pareil, je préfère retourner écouter l’album de Justice !

 

Röyksopp – So Easy
 

[Perso] C’est quoi le son que t’as en tête en te levant ?

Pendant longtemps, le réveil de ma copine c’était So Easy de Royksopp, c’est un morceau qui est associé à ce moment pour moi.
Ou First Sleep de Cliff Martinez sur la BO de Solaris de Soderberg.

 

Si tu devais citer un artiste Lyonnais …

J’aime bien ce que fait 4TrakZ, et c’est un chic type ! J’espère qu’il va devenir riche et célèbre !

 

Quand est qu’on aura la chance te revoir sur Lyon ? D’ailleurs, c’est quoi ta pire anecdote live ?

Pour l’instant je n’ai pas de dates prévues à Lyon. Une fois pendant le set, je me dis que finalement, un morceau ne convenait pas à l’ambiance de la soirée. Du coup, je décide de supprimer les pistes en même temps que je joue mais pour une histoire de tempo, toutes les pistes d’après se sont retrouvée légèrement décalées, il a fallu prendre la décision de couper le son, et réouvrir un autre fichier de Live pour continuer. Heureusement, sur mac, ça va vite et j’ai pu rattraper le coup rapidement !

 

Un mot pour la fin ?

N’hésitez pas à me suivre sur Facebook et Twitter, il m’arrive souvent de faire des cadeaux exclusifs comme des morceaux inédits ou des goodies !
Les musiciens peuvent toujours télécharger les parts de My Megadrive pour me proposer un remix ou un cover ici.
On sortira un album avec mes préférées !

 
 

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