Death On The Balcony

« Death On The Balcony », ce n’est pas le nom qu’on aurait donné à une soirée dont l’after aurait mal tourné. C’est plus la définition de ce frisson qui nous parcourt l’échine quand on observe en marcel (ou débardeur) le soleil levant. Cet astre brûlant qui ponctue ces électroniques et douces nuits printanières. Parce qu’avec In.tune.itions EP by Death On The Balcony, il va falloir que vous ayez envie de groover tranquillement. Quelque chose qui ressemblerait à une danse nuptiale empreinte de béatitude, et qui nous viendrait aux oreilles comme un slogan universaliste : « Aimez la vie, pauvres fous ».

Le duo de Britanniques commence par nous emmener (selon moi) sur les rives baignées de soleil du lac Michigan, près de Chicago, avec Speak on the subject. Un track qui respire des influences disco-house qui se conjuguent sympathiquement à quelques accents hip-hop. Idéal pour taper du pied sur une bassline ma foi bien deep malgré tout.

Heart for rent, le titre suivant, regorge de reverbs et de vocaux gentillets. Et Death On The Balcony (DOTB) appuie sur les deux boutons « détente » qui nous servent d’oreilles, à grand renfort de synthés/voix qui nous feront dire que la deep house adoucit les mœurs.

Puis DOTB poursuit ce tableau solaire aux couleurs pastel avec Make my move, qui est pour moi « LE » point culminant de l’EP. Toujours dans une version chantée de la house music, Mark Caramelli et Paul Hargreaves tapent un peu plus fort sur leur rythmique en y ajoutant des nappes minimalistes. Des sonorités qui me feraient même presque dire qu’il y a quelque chose de boudhiste dans l’electro, puisque je mets au défi n’importe qui de ne pas être zen à l’écoute de Make my move.

Le maxi de Death On The Balcony se conclut sur un remix très UK de Heart for rent, histoire de contempler depuis nos terrasses lyonnaises ces petits Brits se dandiner sous le caractéristique crachin d’outre-manche. Bra.  
 
Death On The Balcony : Soundcloud / Facebook  

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