Chicago Damn – Experiments Must Continue LP

Après avoir enchainé EPs et tracks de qualité depuis 2010, Chicago Damn franchit le pas du LP et développe cette fois son son sur 6 tracks. Ça vient de sortir sur son propre label et c’est à ne pas rater si le son des machines tournant à 125Bpm vous enchante.


Des tracks d’exception, le catalogue de Gavin McClary AKA Chicago Damn en est déjà bien truffé.
En 2010 sortait son premier EP chez Merc sur lequel figurait la petite bombe deep disco Be Your Man.
Le succès de cette première sortie lui permet de produire pour différents labels de qualité qui lui permettront forger son style et son nom. (en vrac, citons : tout l’EP “Get The Bass”, If I Could -qui devrait parler aux adeptes de Wolf Music- ou encore Just a Track sorti sur Quintessentials)
Parallèlement, et sur son propre label, Chicago Damn semble s’attacher à produire un son plus cérébral tout en diversifiant son univers.

On retrouve donc avec plaisir Chicago Damn dans les charts avec – et pour la première fois – un double LP de 6 tracks. L’occasion pour l’artiste de s’essayer à un format plus long qu’à l’accoutumé mais aussi, et comme toujours chez lui, de nous donner à voir une autre facette de son style.
En effet, Chicago Damn signe ici des titres musclés qui l’envoient à quelques miles à l’est de Chicago.

Vous trouverez tous les tracks en écoute sur le bandcamp de l’artiste (> PAR ICI <).

Dés la première mesure de Strawberries and Kreme on comprend que Gary n’a pas allongé le format pour nous mener en bateau dans des arrangements chiants. La sauce prend instantanément, coincé entre des percus de 808 snappy à souhait et des pads aériens, mon corps commence à se trémousser sérieusement.
Avec Agitated la pression monte plus abruptement avant que le tempo ne chute violemment avec Sleaze qui clotûre cette première face B sur une note plus house et relaxante.
La seconde galette s’ouvre sur Experiments, un son plus techno cette fois où un simple sample de voix nous fait groover sur des sons de plus en plus fous, efficace et haletant.
Avec Sleep Deprived, l’artiste prouve qu’il ne choisit pas ses titres à la volée. Si vous pensiez que ce petit lead était propice à la rêverie c’était sans compter les claques que vous alliez bientôt recevoir. C’est pas le moment de dormir gros(se). Surtout que derrière arrive Acid Tool, sans aucun doute le track le plus direct de la release.

On en voudrait d’ailleurs presque à Gary de nous laisser en plan après ce dernier son mais heureusement on peut toujours se réjouir en se rejouant l’album.
Chicago Damn nous prouve ses qualités de producteur avec brio. Les compositions sont inspirées, minutieuses et à sens unique. Si le LP tourne autour de la même ambiance astrale, chaque morceau reste néanmoins doté d’une intention forte qui le caractérise, ce qui rend l’écoute de cet LP plus qu’appréciable et ce même après plusieurs écoutes.

Pour info, le double LP est pressé en édition limitée à 500ex et est accompagné d’un code de téléchargement digital.

Chicago Damn : Soundcloud / Facebook

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